No 178 Pendulette de voyage à répétition des quarts avec almanach Boîte en bronze doré, cadran en argent avec grand guichet pour les phases de la lune. Fausse plaque en métal doré gravée de rinceaux de feuillage avec trois guichets pour la date, le mois et le jour de la semaine, échappement à ancre. Vendue au général Bonaparte le 24 avril 1798. © Musée national suisse
No 178 Pendulette de voyage à répétition des quarts avec almanach Boîte en bronze doré, cadran en argent avec grand guichet pour les phases de la lune. Fausse plaque en métal doré gravée de rinceaux de feuillage avec trois guichets pour la date, le mois et le jour de la semaine, échappement à ancre. Vendue au général Bonaparte le 24 avril 1798. © Musée national suisse

Pendulette de voyage à répétition des quarts avec almanach, Breguet
No 178

La vie d’Abraham-Louis Breguet

Abraham-Louis Breguet naît à Neuchâtel, en Suisse,
le 10 janvier 1747. Il arrive en France en 1762 et fait son apprentissage et de sérieuses études à Versailles et à Paris.

Son mariage en 1775 avec Cécile L’huillier, d’une famille de la bourgeoisie parisienne, coïncide avec son installation à son compte, quai de l’Horloge (île de la Cité).

En 1780 il vend ses premières montres automatiques dites
« perpétuelles » et introduit nombre d’innovations techniques (ressort-timbre, échappements) et esthétiques (aiguilles, chiffres, guillochages).

Fuyant l’agitation révolutionnaire, Breguet quitte Paris en 1793 avec sa famille et, après un court passage à Genève, il s’installe à Neuchâtel puis au Locle.

De retour à Paris en 1795, il se distingue par une nouvelle série d’inventions, brevets pour l’échappement à force constante et pour le tourbillon, introduction des montres à tact, des pendules sympathiques, etc.

Breguet aborde tous les domaines de l’horlogerie et exporte dans de nombreux pays ; en Russie, il crée une succursale à Saint-Pétersbourg en 1808. Horloger de la Marine Royale, membre de l’Académie des sciences, il exerce une influence reconnue sur l’ensemble de la profession horlogère en France, en Suisse et dans tous les pays où son art est diffusé.

Il décède à Paris le 17 septembre 1823. Son œuvre est poursuivie par son fils unique Antoine-Louis (1776–1858), puis par son petit-fils Louis-Clément (1804–1883).

A partir de 1870, la maison d’horlogerie Breguet connaît plusieurs propriétaires et, en 1976, les ateliers quittent Paris pour la Vallée de Joux en Suisse.

En 1999, Nicolas G. Hayek reprend Breguet, ce fleuron de la Haute Horlogerie alors endormi. Animé d’une réelle passion, il va insuffler une vitalité sans pareil à une marque dont le patrimoine et le savoir-faire exceptionnels sont reconnus par ses pairs les plus prestigieux.

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